La Méditerranée est la mer intérieure la plus célèbre du monde, pour la douceur extraordinaire de son climat, sa végétation luxuriante, son histoire vieille de plusieurs millénaires et sa position stratégique, charnière, entre l'Orient et l'Occident.

La mer méditérranée
Navigant sur la méditérranée
© Jacques Frossant
Outre la clémence déjà grande du climat, la saison s'est progressivement allongée, et, dans cette région, on peut naviguer agréablement d'avril à novembre.

Partir en location voilier Méditerranée est chose facile, et une inépuisable source d'émotion. L'absence presque totale de marées et de courants relatifs, l'extrême faiblesse de courants constants, souvent négligeables, la grande profondeur de ses fonds, excepté dans l'Adriatique, ses côtes très découpées, qui offrent une infinité d'abris, même par vent de travers, la quantité et la variété de ses ports, édifices de caractère historique ou complexes bâtis récemment exprès pour la plaisance, mettent la navigation de croisière à la portée d'un grand nombre de marins « estivants.

Les cartes pour la navigation en méditérranée.

Le S.H.O.M. publie en français les cartes nautiques officielles de la Méditerranée, subdivisées en divers volumes et mises à jour hebdomadairement. Ces publications sont conçues pour la navigation de navires et embarcations de grande et moyenne dimension, quelquefois trop détaillées pour des embarcations de plaisance, et toutefois indispensables à consulter et à garder à bord, car ce sont les seuls documents officiels de référence, en particulier pour ce qui regarde les normes d'entrée et de séjour dans chaque pays.

Les Éditions de cartographie maritime (E.C.M.) sont également conseillées. La troisième source, même si elle n'est pas "méditerranéenne n, sont les publications de la British Amiralty, en langue anglaise, publiées par le service hydrographique britannique. Seules les éditions française et anglaise couvrent entièrement la Méditerranée. Des documents de même teneur existent, publiés sous la responsabilité de l'Espagne, de la Yougoslavie, de la Grèce et de la Turquie, mais ils s'en tiennent à leurs eaux territoriales et ne sont pas disponibles en français, ni en anglais. Il existe aussi de nombreux guides nautiques spécifiquement consacrés aux plaisanciers.

Les éditions les plus plus completes sont les publications Eskiss, et les traditionnels Guides pratiques français publiés par les Éditions du Pen Duick. Elles couvrent pratiquement toutes les zones intéressantes pour la croisière en Méditerranée. Éditée en Angleterre par l'éditeur Imray, Lamie Norie & Wilson, une collection analogue, intitulée Waters Pilot, rédigée en langue anglaise et qui remplir des fonctions analogues. Les publications officielles comme celles des éditeurs privés se subdivisant en de nombreux tomes, il est simple et commode, une fois définie la zone à laquelle on s'intéresse, d'en approfondir les caractéristiques, les dangers, les difficultés au moyen de quelques-uns de ces volumes, qu'il faut absolument conserver à bord.

C'est là une opération indispensable, car s'il est vrai que naviguer en Méditerranée est chose facile, il ne faut en aucun cas négliger une connaissance poussée de la zone que l'on veut explorer en bateau et des règles en vigueur la concernant.

Le choix des ports

Dans certains cas, le choix des ports de départ est lié à la facilité d'accès au pays considéré, comme Athènes pour la Grèce ou Marmaris pour la Turquie, dotés tous deux d'un aéroport. Dans d'autres cas, comme Porto Cervo pour la Sardaigne ou Saint-Florent pour la Corse, ce choix est fondé sur la commodité et la qualité du port, en laissant volontairement de côté le problème de l'accès ou de l'approche, vu la grande variété des voies d'arrivée possibles. Dans les cas de Saint-Tropez pour la côte française et de Losinj pour la côte yougoslave

En quelle saison organiser une croisière en Méditerranée?

L'été est assurément la saison la plus appropriée, mais c'est aussi, malheureusement, la plus fréquentée.
En Méditerranée occidentale, le régime des vents est particulièrement paisible en été, excepté quelques bourrasques du mois d'août qui touchent particulièrement le golfe du Lion et les mers de Corse et de Sardaigne, où le maestrale (vent de nord-ouest issu du mistral de Provence) peut atteindre de fortes intensités.

Cette saison pénalise les plaisanciers à voile, car elle les contraindra à un grand nombre d'heures de navigation à moteur. Au contraire, en Méditerranée orientale, et particulièrement en mer Égée, les mois de juillet et août sont la période de la plus forte intensité du mitent), vent de nord-ouest à nord-est qui touche en particulier les Cyclades jusqu'à force 8. C'est un vent régulier, diurne, qui se lève dans la matinée et atteint son intensité maximale dans l'après-midi. Dans Cette région, la navigation à voile est belle, mais fatigante.

La navigation à moteur peut y être plus fatigante et plus difficile encore. Dans l'Adriatique, le plein été est généralement peu venteux. Les îles de la Dalmatie sont donc plus propices à la navigation à moteur. Toutefois, même si une forte bora devait se lever (de nord / nord-est) ou le sirocco, certainement moins fort (de sud-est), l'étroitesse des chenaux et la proximité des îles empêcheraient la formation d'une houle dangereuse.

Si l'on peut choisir, les mois les meilleurs en toutes régions sont ceux de juin et septembre. Dans la mer Égée, il n'y a pas de meltemi, dans les autres régions, le régime des vents, quoique variable, est agréable et plus nourri. Il règne partout une bonne température, jamais suffocante. De plus, en juin, la durée du jour est la plus longue de l'année, elle atteint seize heures en moyenne, et permet de naviguer jusqu'au soir, sans &vair affronter de navigations nocturnes.

En septembre, on a environ douze heures de jour, mais la douceur du climat et la beauté des couleurs compensent largement les journées plus brèves. Quoi qu'il en soit, il est indispensable de suivre les évolutions météorologiques en toute saison, en s'informant auprès des capitaineries avant de se lancer dans une navigation et, une fois en mer, en écoutant les bulletins transmis par les radios nationales et les services radios des télécoms sur la bande v.11 F. (Ver). High Frequency).